Bref historique autour de la chapelle
Charles de Bourbon, un esprit fondateur
À la fin du XVIème siècle, le cardinal Charles Ier de Bourbon est alors archevêque de Rouen. Dans un contexte de guerre de religion, il cherche un moyen de revendiquer sa foi catholique.
Il envoya par deux fois son architecte en Judée pour y relever les plans de la grotte de la Nativité à Bethléem. Après leur inauguration en 1582, la chapelle et sa crypte sont consacrées par l’évêque d’Évreux en 1584.

Portrait de Charles de Bourbon.
Les Chartreux
Le cardinal fit don du domaine aux Chartreux d’Aubevoye. Chaque Noël, ils se rendaient en procession à la lueur des torches pour célébrer la messe de minuit dans la crypte. Ils demandèrent au Cardinal de créer un détachement de la chartreuse à la chapelle.
Ils s’occupèrent alors du domaine, de l’entretien des vignes des coteaux à la maintenance de la chapelle, jusqu’à la Révolution en 1791 où ils furent chassés.

Église de la chartreuse Bourbon-lèz-Gaillon.
Restauration Mignot
Depuis la Révolution, la chapelle passe de propriétaire en propriétaire, et son état se dégrade.
M. et Mme Mignot, les nouveaux propriétaires, rénovent la chapelle et la crypte. Cependant, la nef devient un lieu d’habitation et un grenier est construit.
En novembre 1895, la crypte est rendue au culte, suite à la consécration du vicaire général d’Évreux.

Carte postale de la façade sud de la chapelle en 1912.
Restauration Villain
De nouveau, la chapelle passe de propriétaire en propriétaire et se dégrade. La crypte est inscrite aux monuments historiques en 1933.
En 1956, M. et Mme Villain, natifs de la région, font l’acquisition du domaine et rénovent la chapelle jusqu’en 1959. Le lieu est utilisé comme verger et la chapelle et la crypte font l’objet d’un culte catholique ; des baptêmes et des mariages y sont célébrés.

La chapelle pendant la période Villain.
La ruine
En 1982, la chapelle est vendue au notaire Mme. Bailleul en viager.
Par manque d’activité religieuse et depuis la mort de M. Villain en 1992, le domaine tombe dans l’abandon ; la chapelle est régulièrement squattée, le mobilier pillé. En juin 2000, un témoin rapporte que des saccages expéditifs ont été menés.
Depuis, la chapelle se dégrade alors très vite ; le côté ouest de la toiture s’effondre en 2015. Les éléments font le reste et la nature reprend ses droits.

La chapelle en 2014 photographiée par Guillaume Hylias.
Une renaissance
Grâce au changement de propriétaire du domaine en 2021, une association a vu le jour l’année suivante en 2022. Elle dispose d’une délégation de maîtrise d’ouvrage afin de sauvegarder ce qu’il reste de la chapelle et d’envisager une restauration.
L’association s’attelle à faire revivre le lieu en organisant des manifestations publiques. Construisez la suite de l’histoire avec nous !

Visite de la chapelle par des randonneurs.